L'Habitation Duparc

À l’origine, cette ferme de canne à sucre fut appellée l’Habitation Duparc ; plus tard, elle fut renommée Laura Plantation. À son apogée, le domaine comprenait à peu près 5.000 hectares. En 1804, Duparc, un vétéran de la marine française venue à l’aide des Américains dans la Guerre d’indépendance, prit possession de la propriété. 

Duparc fit aussi l’acquisition de parcelles adjacentes de quelques familles acadiennes arrivées 20 ans auparavant. Cette nouvelle ferme se situa sur un terrain prisé, très élévé et défriché. La maison principale fut construite au centre d’un village de la tribu amérindienne Colapissa, établi depuis plus d’un siècle. 

La construction de la maison principale débuta en 1804 et prit fin 11 mois plus tard. Ce travail fut exécuté par des esclaves très spécialisés, probablement d’origine sénégalaise. Cette méthode de préfabrication est typique de la construction vernaculaire en Louisiane coloniale. La maison est surélevée, reposant sur une fondation de pilotis et murs en briques. La base cette fondation en forme de pyramide se trouve à 2,5 mètres en dessous à la surface. La structure intérieure des murs de la maison ressemble au colombage européen : poteaux de bois de cyprès entre lesquels sont posées des briques. Les murs sont plâtrés à l’intérieur et recouverts de parements de cyprès à l’extérieur. La construction originale donna une maison en forme de U avec deux ailes en arrière. Les cuisines se situèrent dans un bâtiment bien éloigné de la maison principale. À la mort de Duparc en 1808, l’habitation comptait 10 grands bâtiments dont logements pour 17 esclaves, une grange, des entrepôts et hangars, et une petite sucrerie rudimentaire. 

Le Mississippi coule à quelques 183 mètres au nord de la maison principale. Un quai en bois permettait aux bateaux de toutes sortes de s’amarrer.  Sur les rives du fleuve se trouvait une digue de 1,5m de hauteur qui protégeait l’habitation des inondations printanières. Un chemin primitif suivait la levée et une haute palissade séparait la plantation des passants. À l’intérieur des clôtures 2 vergers de pacanniers fut plantés pour former une allée qui donnait une vue sur la maison, mais plus important, servait à diriger les brises du fleuve directement dans la maison. 

Entourée d’une palissade, la maison fonctionnait non seulement comme le siège social de l’entreprise, elle accueillait aussi toutes sortes de déjeuners dîners, bals et soirées. 

Derrière la maison, un chemin perpendiculaire au fleuve menait vers le sud. Ici, les cases d’esclaves étaient alignées les unes après les autres des deux côtés du chemin sur une distance de 5 km. Cet espace fut appellé “le derrière.” C’est ici où habitaient les esclaves, loin de la zone près du fleuve, qui fut appellée “le devant.” Chaque baraque abritait deux familles qui se partageaient l’entretien d’un poulailler, d’une porcherie et d’un petit potager.   

TOURS EN FRANÇAIS TOUS LES JOURS À : 

11h • 13h • 15h
Adultes: $20.00
Enfants de 6 à 17 ans : $6.00 ; moins de 6 ans : gratuit

From the Plantation Store

Mémoires de la Vieille Plantation Familiale

Les mémoires de Laura Locoul Gore et l'album d'une famille créole en français

$21.95

"THE BEST HISTORY TOUR IN THE UNITED STATES" 
Lonely Planet Travel